Bio

Athane Adrahane, née à Bruxelles, s'immerge dans la photographie dès ses 18 ans afin de comprendre comment « prendre une image » pourrait se faire gestuelle de libération plutôt que d'enfermement. En parallèle à ses études en philosophie et à l'écriture d'un essai sur les divers arts et régimes de l'image, elle se forme aux techniques traditionnelles de l'argentique, du numérique et du montage vidéo. En collaboration avec Guillaume Sens Deterre, elle travaillera sur le thème du corps humain en ses devenirs d'eau et de feu, ses danses animales, florales, volcaniques. Ces travaux photographiques seront publiés dans un livre « la conscience magique » et feront le sujet de nombreuses expositions. Son regard s'est ensuite porté aussi sur les petits peuples des montagnes et des forêts. Les libellules, oréades, chiens, orchidées et papillons lui apprendront alors la précieuse patience, la nécessaire humilité ainsi que l'éblouissement d'une co-naissance à la jonction des mondes humains et non humains. Qu'il s'agisse de la planète qu'on porte au dedans de nos corps, de celle qui nous abrite chaque jour ou des habitants qui la peuplent, faire de la photographie se vit, pour elle, comme l'art de capter et d'être capté par les multiples langues du vivant, la symphonie des couleurs, la danse des quatre éléments, l'intrigante beauté de « l'ici et maintenant». Menant actuellement une thèse en philosophie qui met en récit la diversité des sensibilités écologiques, sa pratique de la photographie, de par la mise en lumière des divers chants de l'existence, ne cesse d'ensemencer le champ de sa réflexion.