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nov. 3, 2016

 

Tu me dis qu’il nous faudra naviguer au bout de la nuit, que dans l’océan se cache une île-volcan, qu’elle nous attend depuis dix mille ans pour célébrer les noces de sang de l’enfant-volcan et de l’enfant océan. Ô mon Petit Prince des Vents, combien d’aurores à ton bord verrai-je encore? Et puis tu me conduisis dans le corps de la montagneaux songes interdits. Là, dans le langage des sages, mon tatouage en lettres de lave. Et à l’alchimie de tes sons, la magie de mon nom. Ô mon Petit Prince des Vents , combien d’aurores à ton bord verrai-je encore ? ... ( Extrait de Guérison de Artères)

aot 13, 2016
 
Et nous porterons
aux gorges les rivières
de phrases qui résistent
à la sécheresse de l'âme.

Les veines bleues de la montagne
courront dans les corps en fête,
ravivant l'esprit prodigue
du royaume animal.

"Trémor" , Athane Adrahane
juil. 15, 2016
 
 
juil. 4, 2016

 
L’édifice d'un être travaille au fil des rencontres. Tout comme une montagne, le sujet est le lieu d'une convergence et d'une divergence de lignes de forces qui lui confèrent son style, sa faune et sa flore. Tout être est une petite planète qui se peuple et se dépeuple. Je ne cesse de devenir avec les chants du monde, de glisser mon rythme dans ses rythmes. Si un pan de mon édifice reste stable en son organisation, ma mélodie de vie entre dans des variations, s'enrichit d'autres mélodies, mais peut aussi, à la suite de mauvaises rencontres, dramatiquement s’appauvrir et cesser de chanter.
 
« Je » suis le chant de la rivière qui s'assèche ou qui s'enchante selon les pluies et les floraisons. Je suis la terre qui souffre d'être ainsi trouée, violée, vidée de mes minéraux et de mon peuple, du tigre et de la girafe ...
Extrait de "Ecrire à dimension des montagnes, des papillons et des étoiles" par Athane Adrahane. Colloque international d'écopoétique. Lieux d'enchantement: Ecrire et réenchanter le monde. Perpignan 2016
 
mai 10, 2016
 
Le festival des Arts de la rue de Ath, c'est où que vous tourniez votre regard, des rires pleins d'étoiles dans les yeux des enfants, des contes parlés, dansés, mimés qui font voltiger les rêves des adultes à hauteur d'enfance et puis ... une bouffée de générosité qui fait respirer toute une petite ville au tempo de la magie de la création!
 
fvr. 21, 2016
 
Voici mon receuil de poésie intitulé Trémor. Les tremors sont des secousses, des vibrations, des frissons. Nous sommes parcourus par une infinité de vibrations. À ces différents tremblements de corps, j'ai voulu laisser libres mots et remonter aux profonds foyers qui font parler, chanter, danser. Se découvrir alors volcan, rivière, femme en colère, petit enfant solitaire en rêve d'une meute solidaire... La parole poétique se fait ici sismographe, viable libération des puissances dormantes. 
fvr. 10, 2016
              Le 27 janvier 2016.  Avec l'aimible autorisation de Françoise Lison et de l'Avenir. Le courrier de l'Escaut.
janv. 2, 2016

Que graines de rire, de beauté, de lucidité, gestuelles d'amour, d'attention, et de solidarité semées tout au long de l’année poursuivent, en de merveilleuses danses, leurs chemins de libération, d'éclosion !

nov. 30, 2015
nov. 13, 2015
oct. 9, 2015

Il ne vivait plus que pour retrouver sa terre, caresser la rivière, l'espace d'un chant. Le vent lui avait pourtant murmuré que rien n'était plus comme avant. Mais il y avait l'esprit de l'aigle qui aiguiserait ses ailes... Il pouvait s'élancer, car il savait qu'il n'était pas seul. Il savait que d'autres petits êtres comme lui regardaient la lune et captait que Terre lors du sommet avec Lune et Soleil avait décidé de ne plus se taire. Oui, à travers ses enfants, elle s’activerait. Ce pourquoi, ils étaient tous présents. Il pleura puis se diffracta en un archipel de rire. Oui, du signe, il sera digne. Sur la place, il fit cette étrange petite danse circulaire où chaque pas se fit voeux à destination de ces enfants qui souhaitaient ne pas être pris dans la guerre des grands, voeux pour un «cesser le feu» à l'encontre des arbres, des gorilles, de son propre corps et pour que resplendissent les aurores aux quatre coins de la terre.

 

mars 14, 2015
Au coucher des mots se lèvent d'autres langues. Le moi s'agence en ces vibrations, où l'on devient un peu brise, braise, sève, voyage en terre de loup et de lune. Alors surtout, ne nous expliquons pas trop de nos hurlements nocturnes et de nos envolées sorcières où l’alphabet des arbres agite nos crinières pour une chevauchée de tous les mystères.

mars 10, 2015

Je sais, il y a ce doute. Et puis, la noyade de toute poétique à hauteur d'enfance. Mais continue ta route. Leur présence est dans l'écoute. À la confidence des branches, le chant amplifia le regard.  Alors, voler, oui voler en éclats... de joie. 

 
janv. 15, 2015